Créer un site Web performant : les 7 piliers des PME québécoises
Au Québec, un site Web d’entreprise se juge à ce qu’il déclenche : des appels, des demandes de soumission, des réservations, des ventes. Les clients sont en ligne : 82 % des Québécois sondés par NETendances ont fait un achat en ligne en 2025, et 77 % de ces cyberacheteurs se servent d’un téléphone mobile pour acheter (Académie de la transformation numérique, avril 2026).
Le cadre, lui, s’est resserré. La Loi 25 s’applique aux témoins de connexion comme aux formulaires, la loi 96 a renforcé la place du français jusque dans les contrats conclus en ligne, et 52 % des internautes québécois ont déjà utilisé un outil d’IA générative (NETendances, mars 2026). Un site lent, unilingue anglais ou muet sur la confidentialité perd des clients.
Ce guide s’adresse aux entrepreneurs, travailleurs autonomes et dirigeants de PME, de Montréal à Rimouski en passant par l’Outaouais, l’Estrie ou le Saguenay, qui veulent créer un site Web performant : sept piliers, des obligations vérifiées et des repères pour choisir un fournisseur.
Les 7 piliers d’un site Web qui rapporte
Un site performant coche sept cases à la fois : superbe mais introuvable, il ne rapporte rien; bien classé mais sans numéro visible, il envoie vos clients chez le concurrent.
| Pilier | Question clé | Points de contrôle au Québec |
|---|---|---|
| 1. Objectif et conversion | Que doit faire le visiteur, et y arrive-t-il sans effort? | Bouton d’appel, demande de soumission, réservation, achat |
| 2. Contenu | Les pages répondent-elles aux questions réelles de vos clients? | Une page par service, territoires desservis, réalisations |
| 3. Conformité | Le site respecte-t-il les lois québécoises et canadiennes? | Charte de la langue française, Loi 25, LPC, LCAP, licence RBQ |
| 4. Vitesse | S’affiche-t-il vite sur un cellulaire, même loin des grands centres? | Signaux Web essentiels, poids des pages |
| 5. Sécurité | Est-il protégé et entretenu chaque mois? | HTTPS, mises à jour, sauvegardes, authentification multifacteur |
| 6. Visibilité | Google et les assistants IA comprennent-ils votre offre? | Structure, balisage, contenu vérifiable |
| 7. Mesure | Savez-vous ce qu’il vous rapporte? | GA4, Search Console, suivi des appels et des formulaires |
La suite du guide épouse la chronologie d’un mandat Web, avec deux arrêts propres au Québec : la langue et la Loi 25. Chaque ligne sert aussi à noter votre site actuel.
Cadrer le projet avant de parler graphisme
On parle de vos clients avant de parler de couleurs.
Une action principale par page
Un couvreur veut des demandes de soumission avant le gros de la saison; une clinique de physiothérapie, des rendez-vous; une boutique de Trois-Rivières, des commandes avec cueillette en magasin. Chaque page doit mener vers une seule action principale, plus au besoin une action secondaire (le courriel pour ceux qui détestent téléphoner).
Partir des questions qu’on vous pose déjà
Notez deux semaines durant les questions reçues : délais, territoire, garanties, financement, stationnement, langue de service. Elles deviendront vos pages; Google veut d’abord des pages utiles aux humains, sans longueur minimale (documentation Google, octobre 2026).
Une arborescence par service et par territoire
Chaque service rentable mérite sa page. Vous travaillez sur la Rive-Sud, à Laval et dans les Laurentides? Montrez des projets réels dans chaque secteur; des pages clonées où seule la municipalité change n’apportent rien.
Rassembler la matière tôt
Photos de chantiers, certifications, numéro de licence, équipe : ce matériel vous distingue et retarde presque toujours la mise en ligne. C’est le premier chantier d’un mandat de création de site Web. Vous partez de zéro? Lisez pourquoi créer un site Web.
Si vous refaites un site existant
Dressez d’abord l’inventaire des URL qui reçoivent des visiteurs ou des liens d’autres sites. Chacune doit pointer vers sa nouvelle équivalente grâce à un plan de redirections 301 page par page; tout renvoyer vers l’accueil efface des positions gagnées en plusieurs années.
Plateforme, nom de domaine et propriété : ce qui doit vous appartenir
La plateforme engage l’entretien, la sécurité et votre autonomie pour des années. Parmi les sites dont la plateforme est détectable, WordPress en fait tourner 58,2 %, Shopify 7,9 %, Wix 6,1 % et Squarespace 3,6 % (W3Techs, 5 novembre 2026). Ces chiffres mondiaux ne décrivent pas le marché québécois.
WordPress sert bien un site vitrine riche, s’il est entretenu; Shopify vise la vente en ligne par abonnement; Wix et Squarespace dépannent pour un petit site géré soi-même, au prix d’une dépendance à la plateforme. Avant de choisir, demandez-vous qui modifiera les horaires et les prix.
.ca ou .quebec?
Le .ca est géré par l’Autorité canadienne pour les enregistrements Internet (ACEI, CIRA en anglais) et réservé aux titulaires qui respectent ses exigences de présence au Canada : citoyens, résidents permanents, sociétés constituées au Canada, certaines associations ou titulaires d’une marque déposée au Canada pour ce nom. Le .quebec, lui, s’adresse à toute personne ou entreprise ayant un lien avec la communauté québécoise (linguistique, culturel, touristique ou commercial), lien qu’elle doit pouvoir démontrer pendant toute la durée de l’enregistrement.
| Actif | À votre nom, concrètement | Ce que ça vous évite |
|---|---|---|
| Nom de domaine (.ca, .quebec, .com) | L’entreprise comme titulaire, avec une adresse courriel que vous consultez vraiment | C’est le titulaire qui autorise un transfert le jour où vous changez de fournisseur |
| Hébergement | Le compte chez l’hébergeur, ou une clause qui vous donne droit à une copie intégrale | Rester otage d’un ancien fournisseur |
| Design, textes, photos | Une cession de droits écrite dans la soumission ou le contrat | Réutiliser vos contenus avec un autre fournisseur |
| Comptes Google et Meta | Un accès propriétaire sur Analytics, Search Console, profil d’entreprise Google et pages Facebook ou Instagram | Perdre des années de statistiques et d’avis |
Le français d’abord, l’anglais ensuite : la Charte et votre site
Ce que la Charte exige
Une entreprise active au Québec doit offrir son site Web en français : Éducaloi cite un avis de l’Office québécois de la langue française fondé sur l’article 52 de la Charte, qui vise catalogues, brochures, sites et autres documents commerciaux. Une version anglaise ou dans une autre langue reste permise si une version française de qualité comparable existe et demeure accessible. La loi 96 n’a pas vraiment changé cette exigence pour les sites, mais la couverture médiatique entourant le 1er juin 2025 (affichage, emballages, inscription à l’OQLF dès 25 employés) a accru le risque de plaintes (McCarthy Tétrault, mai 2025).
Depuis juin 2022, les amendes vont de 3 000 $ à 30 000 $ par infraction pour une entreprise, doublées à la première récidive et triplées ensuite (Éducaloi). Notre article Loi 96 et site Web entre dans le détail.
Conditions de vente et contrats en ligne
Depuis le 1er juin 2023, un contrat d’adhésion (conditions d’utilisation, conditions de vente, abonnement) doit d’abord être présenté en français; la version anglaise ne lie le client que s’il l’a expressément choisie après avoir reçu la française (Gowling WLG, 2023). Un simple sélecteur de langue en haut de page peut ne pas suffire : faites vérifier votre tunnel de commande.
Une version anglaise pour le reste du Canada
Pour servir Ottawa depuis Gatineau, l’Ontario ou des touristes, une version anglaise ouvre un vrai marché. Prévoyez dès le départ des adresses distinctes (/fr/, /en/), des attributs hreflang reliant chaque page à sa jumelle (Google, septembre 2026) et une vraie adaptation : à Toronto, on tape « roofing contractor ». Une section anglaise plus riche que la française contredirait la règle de qualité comparable. Notre page sur la création de site Web à Gatineau aborde ce contexte frontalier.
Même le programme ESSOR d’Investissement Québec rappelle, parmi ses critères de sélection, que l’entreprise doit avoir une version française de son site (mars 2026).
Loi 25 : ce que votre site doit prévoir pour les renseignements personnels
La Loi modernisant des dispositions législatives en matière de protection des renseignements personnels, dite Loi 25, a modifié la loi sur le secteur privé par étapes de 2022 à 2024, l’essentiel depuis le 22 septembre 2023, sous la surveillance de la Commission d’accès à l’information (CAI). Un simple formulaire de contact suffit à vous y soumettre.
Un responsable et une politique publiés
La personne ayant la plus haute autorité est responsable de la protection des renseignements personnels, sauf délégation écrite, et le titre et les coordonnées du responsable doivent être publiés sur le site (art. 3.1). Les règles de gouvernance et la politique de confidentialité y figurent aussi, rédigées en termes simples et clairs (art. 3.2 et 8.2).
Témoins et outils de suivi désactivés par défaut
L’article 8.1 vise la collecte faite au moyen d’une technologie comprenant des fonctions permettant d’identifier la personne, de la localiser ou d’effectuer son profilage : il faut l’en informer au préalable et lui indiquer les moyens offerts pour activer ces fonctions. Le gouvernement du Québec en tire, pour la règle jumelle des organismes publics, que ces fonctions sont désactivées par défaut et que le profilage publicitaire par témoins exige un geste positif (Québec.ca, octobre 2025); c’est aussi la lecture courante pour les entreprises (Raymond Chabot Grant Thornton, avril 2025). Un témoin purement technique (session, panier, sécurité) n’est pas visé par cet article. Pixel Meta, remarketing, enregistrement de sessions : chaque outil figure dans le bandeau et la politique. Notre guide sur les témoins de connexion et la Loi 25 détaille le paramétrage.
Incidents de confidentialité
Un site piraté qui expose vos formulaires est un incident de confidentialité : limitez le préjudice, avisez avec diligence la CAI et les personnes concernées si le risque est sérieux et inscrivez l’incident au registre que la Commission peut exiger (art. 3.5 à 3.8). Notre article sur la fuite de données d’un site WordPress piraté décrit la marche à suivre.
Formulaires et sanctions
Limitez les champs, fixez une durée de conservation des messages (bien des extensions les gardent indéfiniment) et nommez les services tiers qui reçoivent des données; avant de communiquer des renseignements personnels à l’extérieur du Québec, ou d’y confier leur conservation, la loi exige une évaluation des facteurs relatifs à la vie privée (art. 17). La CAI peut imposer des sanctions administratives pécuniaires allant jusqu’à 10 M$ ou 2 % du chiffre d’affaires mondial, et les amendes pénales peuvent atteindre 25 M$ ou 4 % (Osler, janvier 2024).
Vendre en ligne, infolettres, licences : les autres règles du jeu
Les contrats conclus à distance
Si un particulier peut acheter ou réserver un service payant en ligne, la Loi sur la protection du consommateur encadre ce contrat à distance (art. 54.1 et suivants). L’offre indique vos nom et coordonnées (adresse, téléphone, courriel), la description du bien ou du service, le prix de chaque élément et le total avec taxes et frais, les frais possibles (courtage, douane), la devise si elle n’est pas canadienne, la livraison et vos conditions d’annulation, de retour et de remboursement (Éducaloi, novembre 2026). Le client doit pouvoir accepter, refuser ou corriger sa commande, puis recevoir une copie du contrat dans les 15 jours.
À défaut, le client peut annuler : 7 jours après réception du contrat si l’offre était incomplète, 30 jours si la copie n’est jamais venue, en tout temps si vous n’avez pas livré dans les 30 jours suivant l’achat ou la date prévue au contrat; vous remboursez alors sous 15 jours. Le prix annoncé doit être tout inclus, seules la TPS et la TVQ pouvant s’y ajouter (Office de la protection du consommateur).
Infolettres : la Loi canadienne anti-pourriel (LCAP)
La case d’abonnement à l’infolettre ne peut pas être précochée : le CRTC exige un geste explicite de la personne. Chaque envoi vous identifie et offre un désabonnement, appliqué dans les 10 jours ouvrables (CRTC). Le consentement tacite d’un client récent expire après deux ans.
Identifier clairement l’entreprise
Nous n’avons trouvé aucune règle générale qui impose d’afficher le NEQ sur un site, mais le nom déclaré au Registraire des entreprises, l’adresse et un contact direct rassurent. Un entrepreneur en construction doit afficher son numéro de licence RBQ sur son site Web et sur les médias sociaux où il annonce ses services (Régie du bâtiment du Québec, octobre 2026). Les membres de la CMEQ et de la CMMTQ en sont exemptés, car le logo de leur corporation les identifie : un plombier ou un électricien vérifie donc plutôt que ce logo figure bien sur son site. Les membres d’un ordre respectent aussi leur code de déontologie.
Accessibilité : ce qui s’applique vraiment
Contrairement à l’Europe, aucune loi n’impose à une PME privée québécoise une norme d’accessibilité Web. Le standard SGQRI 008 3.0, en vigueur depuis le 29 avril 2024, vise les organismes publics (Québec.ca, juin 2026); la loi fédérale vise les organisations sous réglementation fédérale, et l’Ontario ses organisations de 50 employés ou plus (Blakes, janvier 2025). Vendre en Europe ou servir un organisme public change la donne; contrastes, textes alternatifs et navigation au clavier profitent de toute façon aux aînés.
Vitesse : un site pensé pour le cellulaire
En octobre 2026 au Canada, 50,7 % des pages vues venaient d’un ordinateur, 46,28 % d’un mobile et 3,02 % d’une tablette (StatCounter Canada). Pourtant, c’est la version mobile que Google explore et évalue en priorité; elle doit donc contenir tout l’essentiel de la version de bureau (Google Search Central, décembre 2025).
Les signaux Web essentiels
Trois indicateurs, calculés sur les visites réelles, au 75e centile, selon la documentation de Google et web.dev (décembre 2025), résument l’expérience vécue :
| Signal | Ce que vit le visiteur | Cible à atteindre |
|---|---|---|
| LCP (Largest Contentful Paint) | Le temps d’affichage du plus gros élément visible à l’écran | 2,5 secondes ou moins |
| INP (Interaction to Next Paint) | La réactivité après un toucher, un clic ou une saisie; il a remplacé le FID en mars 2024 | moins de 200 ms |
| CLS (Cumulative Layout Shift) | Les éléments qui sautent à l’écran avant la fin de l’affichage | inférieur à 0,1 |
Google dit que ces scores rejoignent ce que ses algorithmes valorisent, sans leur attribuer de poids chiffré. Un bon score ne sauvera pas une page creuse, alors qu’un site poussif gaspille les clics que vous payez en publicité sur les moteurs de recherche. Voir aussi notre article sur l’INP et la réactivité des sites.
Alléger les pages
Selon le Web Almanac 2025 de HTTP Archive, une page d’accueil typique se situe autour de 2,4 à 2,6 Mo sur mobile, et les images représentent plus du tiers de ce poids. Compressez les images (WebP, AVIF), différez leur chargement, retirez les scripts tiers superflus (clavardage, pixels, carrousels) et limitez les polices : sur un réseau cellulaire chargé, chaque mégaoctet compte.
Aucune preuve vérifiée ne lie un serveur québécois à un meilleur classement : jugez l’hébergeur sur sa fiabilité et son soutien en français. Un hébergeur québécois simplifie toutefois votre conformité, sans vous dispenser de l’évaluation de l’art. 17 pour les outils tiers établis hors du Québec (analytique, infolettre, clavardage).
Sécurité et entretien : un site se maintient comme une thermopompe
Un site vieillit dès sa mise en ligne et, sans entretien, lâche au pire moment.
HTTPS, sinon un avertissement
Google avait annoncé que Chrome 154, prévu pour octobre 2026, activerait d’office le réglage « Toujours utiliser des connexions sécurisées » : avant d’afficher un site public sans HTTPS qu’on n’a pas visité depuis un moment, le navigateur demandera confirmation (blogue Chrome Security, octobre 2025). Si votre certificat a expiré, consultez notre page sur le site non sécurisé.
Les extensions, maillon faible
Patchstack a recensé 11 334 nouvelles vulnérabilités dans l’écosystème WordPress en 2025 : 91 % visaient des extensions, et seulement 6 le cœur du logiciel; près de la moitié restaient sans correctif lors de leur publication (février 2026, données mondiales d’un éditeur de sécurité). D’où : moins d’extensions, des mises à jour WordPress suivies chaque semaine et un pare-feu applicatif en plus de celui de l’hébergeur.
Les mesures de base du Centre canadien pour la cybersécurité
Pour les petites organisations, le Centre canadien pour la cybersécurité recommande des phrases de passe uniques et l’authentification multifacteur, les mises à jour automatiques, des sauvegardes testées et conservées hors ligne ou hors site, la formation contre l’hameçonnage et un plan d’intervention (ITSAP.10.300, mai 2023).
Ce que doit couvrir la maintenance
Le contrat dit qui applique les mises à jour et après quels tests, où dorment les sauvegardes et quand on les a restaurées pour la dernière fois, le délai d’intervention et si le nettoyage d’un piratage est inclus. Il attribue aussi chaque date butoir (domaine, licences, version de PHP) à une personne précise. Exigez la réversibilité : accès et copie complète remis en fin de contrat, sans frais surprises. Notre guide de sécurité WordPress va plus loin.
Être trouvé : référencement, profil Google et IA générative
Arborescence, adresses et contenus décidés à la conception pèsent sur tout le référencement futur.
Google domine toujours au Canada : 85,03 % des recherches tous appareils confondus en octobre 2026, devant Bing à 10,46 % (StatCounter), et environ 96 % sur mobile. Inscrivez donc aussi votre site dans Bing Webmaster Tools.
Les aperçus IA de Google sont arrivés au Canada en octobre 2024, d’abord sans le français; le mode IA, lancé en anglais en août 2025, est offert en français depuis le 14 octobre 2025 (blogue Google Canada). Parallèlement, ChatGPT est utilisé par 84 % des utilisateurs québécois d’IA générative, et 31 % de ceux qui l’utilisent ou comptent l’utiliser y voient un moyen d’obtenir des conseils personnalisés (NETendances, mars 2026) : ces outils répondent déjà à vos prospects, à partir de pages comme les vôtres.
Google répète que ses fonctions d’IA reposent sur les mêmes règles que sa recherche ordinaire (documentation Search Central, décembre 2025). Afin d’augmenter vos chances d’être cité, donnez à chaque service sa propre page, avec un titre et une méta-description uniques, et écrivez des réponses que l’on peut vérifier : territoire, délais, garanties, licences, langues de service. Signez vos contenus; Google place la confiance au cœur de l’E-E-A-T.
Sur le plan technique, le balisage en données structurées (LocalBusiness, Organization, Product, Article) aide les moteurs; Google interdit toutefois de baliser une note globale tirée de vos propres avis. Depuis mai 2026, les questions-réponses n’apparaissent plus en extraits enrichis, mais une FAQ reste précieuse pour vos visiteurs.
Le site travaille avec votre profil d’entreprise Google, vitrine des résultats locaux : nos articles sur ce que rapporte une fiche Google optimisée et sur la fiche Google face à la recherche par IA complètent ce pilier. Nos pages référencement Web et référencement IA (GEO) présentent notre accompagnement.
Convertir et mesurer : savoir ce que le site rapporte
Aucun taux de conversion « normal » n’est établi pour les PME québécoises : méfiez-vous des promesses chiffrées.
Rendre le contact évident
Sur cellulaire, le numéro doit être cliquable et visible sans défiler. Un restaurant joignable seulement par téléphone pendant le service du soir laisse filer des clients : la réservation en ligne règle le problème. Avant le 1er juillet, un déménageur gagne à proposer cinq champs (nom, téléphone ou courriel, municipalité, date, besoin) plutôt que quinze. Après l’envoi, une page de confirmation annonce le délai de réponse.
Rassurer avant de demander
Réalisations en photos réelles, licence, appartenance à un ordre, adresse et avis obtenus loyalement (demandés à tous les clients, sans contrepartie) répondent à la question muette : « puis-je leur faire confiance? » Les avis pèsent : 47 % des cyberacheteurs québécois se disent influencés par ceux des autres consommateurs, et 63 % chez les 18 à 44 ans (NETendances, avril 2026).
GA4 et la Loi 25
Le Consent Mode de GA4 n’envoie rien avant l’accord en mode de base; en mode avancé, des signaux sans témoins partent malgré un refus pour modéliser les conversions (Google for Developers, juillet 2026). Si vos réglages permettent d’identifier ou de profiler les visiteurs, ces fonctions doivent attendre leur activation : faites valider ce mode avancé par un juriste.
Peu d’indicateurs, mais les bons
Trois chiffres suffisent pour commencer : le nombre de conversions (appels, formulaires remplis, rendez-vous, achats), leur origine (Google, profil d’entreprise, publicité, médias sociaux) et la proportion de demandes sérieuses, à consigner vous-même dans un tableur. Testez une modification à la fois; avec des saisons marquées (déneigement, paysagement), conclure prend souvent un trimestre.
La Search Console, y compris pour l’IA
Depuis le 31 août 2026, la Search Console montre aussi vos impressions dans les fonctions d’IA de la recherche et de Discover, sans clics ni requêtes (Search Engine Roundtable, septembre 2026); voir notre article sur la configuration assistée par IA de la Search Console. Notre service d’analyse Web installe ces mesures dès la mise en ligne.
Subventions 2026 : ce qui finance un site Web, et ce qui ne le finance pas
État vérifié au début de novembre 2026, et conclusion honnête : aucun programme vérifié ne finance directement la création d’un site Web pour une petite entreprise québécoise.
| Programme | Pour qui | Le site Web est-il financé? |
|---|---|---|
| Mon succès numérique (Réseau des CCTT) | PME, hors travailleurs autonomes; le projet est mené et déposé par un CCTT | Non : la réfection de sites Web et le référencement sont exclus; l’aide, jusqu’à 11 200 $, vise d’autres projets numériques |
| ESSOR, sous-volets 1B et 1C (Investissement Québec) | Entreprises de 250 employés au plus et d’au moins 2,5 M$ de chiffre d’affaires | Rien d’explicite : diagnostic, plan numérique puis mise en œuvre; une version française du site figure parmi les critères de sélection |
| Programme canadien d’adoption du numérique | Volets fédéraux | Non : « Développez vos activités commerciales en ligne » ne reçoit plus de demandes du Québec; « Améliorez les technologies de votre entreprise » est fermé partout depuis le 19 février 2024 |
D’autres aides citées en ligne, comme le Fonds C de Desjardins, n’ont pas pu être confirmées pour 2026. Avant de signer une soumission, consultez votre SADC, votre MRC ou PME MTL et attendez une réponse écrite : une dépense engagée avant le dépôt est généralement exclue (guides ESSOR).
Choisir son agence Web : questions à poser et signaux d’alerte
Un site mal conçu se paie deux fois, à la livraison puis à la refonte : le fournisseur compte autant que la plateforme.
Un cahier des charges d’une page
Résumez sur une feuille clientèle, action attendue, pages, langues, fonctions (rendez-vous, paiement, espace client) et qui fournit textes et photos, pour quand. Ajoutez propriété et entretien : remis à trois fournisseurs, ce document rend leurs soumissions comparables. Notre page création de site Web présente notre façon de travailler.
Les questions à poser
- Qui détiendra l’accès administrateur du site, et serai-je propriétaire de mes comptes Google (Analytics, Search Console, profil d’entreprise)?
- À quel nom seront enregistrés le domaine et l’hébergement?
- Comment gérez-vous la Loi 25 (bandeau de témoins, politique, responsable) et la version française?
- Puis-je tester vos réalisations récentes sur mon cellulaire, hors Wi-Fi, et voir leurs données réelles dans PageSpeed Insights?
Les signaux d’alerte
Méfiez-vous d’une promesse de « top 3 assuré », d’une soumission qui ne dit rien de l’entretien, d’un domaine réservé au nom de l’agence ou d’un site livré seulement en anglais à une entreprise d’ici. Ni Google ni les assistants IA ne vendent de place garantie. Lisez de près tout forfait de « site loué » : engagement, sortie, fichiers remis.
Le jour de la bascule
Notez vos enregistrements DNS avant tout changement, surtout ceux du courriel (MX, SPF, DKIM), sinon des messages se perdent, comme l’explique notre page sur les courriels qui tombent dans les pourriels. Une fois le nouveau site en ligne, vérifiez l’indexation, les redirections, le HTTPS, les formulaires et l’envoi du sitemap à Google.
Questions fréquentes
Combien de temps prend la création d’un site Web pour une PME?
Le calendrier dépend surtout de vous : nombre de pages, fonctions particulières (boutique, version anglaise, réservation) et rapidité à fournir textes et photos. Exigez un échéancier par étapes avec vos dates d’approbation et évitez de lancer en pleine haute saison.
Mon site Web doit-il obligatoirement être en français au Québec?
Oui. Toute entreprise active au Québec doit offrir son site en français; l’anglais ou une autre langue peut s’ajouter, pourvu que la version française soit de qualité comparable et facile à trouver. Depuis le 1er juin 2023, vos conditions de vente en ligne doivent en plus être proposées en français en premier.
Quelles obligations de la Loi 25 touchent le site Web d’une PME?
Publier le titre et les coordonnées du responsable de la protection des renseignements personnels, une politique de confidentialité claire, informer avant d’utiliser un outil doté de fonctions qui identifient, localisent ou profilent (fonctions à laisser inactives jusqu’à leur activation) et tenir un registre des incidents.
Faut-il un bandeau de témoins si j’utilise seulement Google Analytics?
Dans la plupart des cas, oui. Si l’outil permet d’identifier ou de profiler les visiteurs, la Loi 25 exige de les en informer et de leur indiquer comment activer ces fonctions, qui restent inactives d’ici là selon la lecture gouvernementale; un bandeau clair est la solution la plus simple. Faites valider vos réglages, qui déterminent la frontière entre mesure et profilage.
Existe-t-il une subvention pour créer un site Web au Québec?
Pas à notre connaissance en novembre 2026. Mon succès numérique exclut les sites Web, ESSOR vise le diagnostic et le plan numérique d’entreprises plus grandes, et les volets fédéraux du Programme canadien d’adoption du numérique sont fermés au Québec. Interrogez votre SADC ou votre MRC et obtenez une confirmation écrite avant de dépenser.
Vaut-il mieux un .ca ou un .quebec?
Le .ca est familier pour tous les Canadiens et réservé aux titulaires qui respectent les exigences de présence au Canada; le .quebec affiche l’ancrage local et s’adresse à quiconque a un lien avec la communauté québécoise. Aucun des deux n’a d’avantage de classement démontré : réservez les deux si possible et redirigez l’un vers l’autre.
Où en est votre site par rapport à ces 7 piliers? Demandez votre diagnostic gratuit : vitesse sur cellulaire, qualité de la version française, éléments Loi 25 visibles (bandeau, politique, responsable), visibilité dans Google et chemins de contact passent sous la loupe, et vous recevez un avis franc sur ce qui mérite d’être corrigé en premier. Pour aller plus loin, voyez notre offre de création de site Web.