March 2019 Core Update : ce qu’on sait de la mise à jour de Google du 12 mars 2019
Pour une fois, Google a confirmé publiquement une mise à jour de son algorithme : la « March 2019 Core Update », déployée le mardi 12 mars. Voici ce qu’on en sait deux semaines plus tard et les premières tendances observées.

Une annonce officielle, chose rare
Le compte Twitter Google SearchLiaison a confirmé le déploiement, cette semaine-là, d’une mise à jour principale de l’algorithme. Ce genre de confirmation se fait rare : depuis quelques années, Google communique peu sur ses changements. Le moteur précise qu’il s’agit d’une mise à jour générale, comme il en lance plusieurs fois par année pour améliorer ses résultats, et il lui a donné un nom sans fantaisie : « March 2019 Core Update ».
Quels effets après deux semaines?
La nouvelle a vite fait le tour du milieu du marketing de recherche. Mais quel en a été l’effet réel? Voici quelques premières observations, à prendre comme telles.
1. L’inverse de la Medic Update d’août 2018?
Plusieurs analyses relèvent que la mise à jour de mars aurait produit l’effet inverse de la Medic Update du 1er août 2018 : bien des sites qui avaient reculé en août remontent, et vice versa. C’est la tendance qui ressort des premières données publiées par Search Engine Land. Parmi les gagnants, on trouverait BuzzFeed (+36 %), TechCrunch (+19 %) et Updateland (+118,22 %); du côté des perdants, Vanity Fair (−43,69 %), Rolling Stone (−20,47 %) et Wired (−24,13 %), entre autres.
Il faut toutefois nuancer cette lecture. Comme l’a montré Glenn Gabe (GSQI), certains sites ont effectivement retrouvé leur niveau d’avant, mais d’autres ont encore reculé, et quelques-uns ont progressé après chacune des deux mises à jour. Ses graphiques l’illustrent bien :



2. Pas forcément plus forte que les autres
Google ne lance que quelques mises à jour principales par année, mais il en déploie bien d’autres sans rien dire. Selon les données de Rank Ranger, une mise à jour non confirmée survenue le 27 février aurait provoqué une volatilité comparable (indice de 91) à celle du 12 mars (89). La différence : les fluctuations de mars se sont étirées sur plusieurs jours.

3. Des secteurs plus touchés que d’autres?
La Medic Update avait surtout frappé les sites de santé et de médecine, sans s’y limiter. La mise à jour de mars semble moins ciblée : boutiques de commerce électronique, sites de coupons, de jeux en ligne, de tutoriels et d’actualités figurent parmi les sites touchés.
4. Aucun lien avec le « neural matching »
Google a aussi précisé que ses mises à jour principales, dont celle du 12 mars, n’ont rien à voir avec le « neural matching », une méthode d’intelligence artificielle qui l’aide à relier des mots à des concepts.
Conclusion
Difficile de tirer des conclusions fermes deux semaines après le lancement, surtout quand Google garde le silence sur le contenu de la mise à jour. Mis à part les ingénieurs qui y ont travaillé, personne n’en connaît la portée exacte. Une chose reste sûre : un site qui répond clairement à la question et à l’intention de l’internaute court peu de risques d’être pénalisé. C’est la base d’un bon référencement Web, et un suivi rigoureux de vos statistiques vous aidera à mesurer l’effet de chaque mise à jour.
Où en est-on en 2026?
Google confirme maintenant chacune de ses mises à jour principales et en publie les dates de début et de fin dans son tableau de bord sur l’état de la recherche (Search Status Dashboard). Son conseil, lui, n’a pas changé : miser sur un contenu utile, fiable et pensé pour les gens.
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