Search Console : Google ajoute un rapport HTTPS
Google vient d’enrichir la Search Console d’un rapport consacré au protocole HTTPS. Sa grande nouveauté : il ne se contente pas de compter les pages sécurisées, il explique pourquoi certaines pages ne sont pas servies en HTTPS.
Le nouveau rapport recense d’un côté les adresses (URL) que Google sert en HTTPS, de l’autre celles qu’il sert encore en HTTP, et il précise pour ces dernières la cause du problème. Google répond ainsi à une demande fréquente des utilisateurs : y voir plus clair dans le statut HTTPS de leur site et comprendre, page par page, ce qui cloche.
À quoi ressemble ce rapport?
Le rapport (en anglais sur la capture ci-dessous) affiche deux compteurs : les URL non HTTPS, en rouge, et les URL HTTPS, en vert. Pour les premières, Google donne une liste de motifs, non exhaustive, qui comprend notamment :
- une balise canonique qui désigne la version HTTP de la page;
- un certificat HTTPS non valide;
- un plan de site XML (sitemap) qui pointe vers des adresses HTTP;
- une redirection de la version HTTPS vers HTTP;
- une URL HTTPS bloquée par le fichier robots.txt;
- une URL HTTPS que Google n’a pas encore évaluée;
- d’autres problèmes de nature variée.
Qui y a accès?
Le rapport est déjà offert à un grand nombre de propriétés, et Google promet de l’étendre à d’autres sites au cours des « prochains mois ». Il faut toutefois que la propriété soit validée dans la Search Console et que le site dispose d’un certificat HTTPS valide.
Une fois connecté, vous le trouverez dans la section Expérience de votre propriété, ou directement à partir de la Google Search Console.
HTTPS et expérience utilisateur
Le HTTPS fait partie des signaux que Google regroupe sous l’étiquette d’expérience sur la page. Son poids dans le classement demeure modeste, mais il n’est pas nul. Google décrit l’expérience sur la page comme un ensemble de signaux qui mesurent la manière dont les internautes perçoivent leur visite, au-delà de la seule valeur informative du contenu, sur cellulaire comme sur ordinateur.
On y trouve les Core Web Vitals (les « signaux Web essentiels »), qui évaluent en conditions réelles la vitesse de chargement, l’interactivité et la stabilité visuelle d’une page, ainsi que la compatibilité mobile, l’absence d’interstitiels envahissants et le HTTPS. Ce dernier volet vise à protéger les internautes et leurs données pendant la navigation.
Pourquoi s’y intéresser?
Jusqu’ici, on savait au mieux quelles pages posaient problème. Désormais, on sait aussi pourquoi. Le rapport devient donc un point de départ concret pour corriger les pages non sécurisées : mettre à jour les balises canoniques, nettoyer le plan de site, revoir les redirections ou renouveler un certificat.
Pour une entreprise québécoise, l’enjeu dépasse le classement. Un formulaire servi en HTTP qui recueille des renseignements personnels cadre mal avec les obligations de protection prévues par la Loi 25 (ceci n’est pas un avis juridique).
Ce que nous en retenons
Nos équipes utilisent quotidiennement plusieurs outils d’analyse pour suivre les sites de nos clients, et la Search Console en fait naturellement partie. Elle s’inscrit dans notre démarche d’analyse Web et nourrit nos recommandations en référencement Web, avec un objectif : améliorer la visibilité et le rendement de l’investissement.
Référenceur est une agence de marketing numérique francophone établie en Belgique et au Luxembourg, qui offre son accompagnement à distance aux entreprises d’ici. Vous voulez savoir si votre site est entièrement servi en HTTPS? Obtenez un diagnostic gratuit.
Source : Google launches new HTTPS report in Google Search Console, Search Engine Land.
Où en est-on en 2026?
Les signaux Web essentiels ont évolué depuis : le 12 mars 2024, l’indicateur INP (Interaction to Next Paint) a officiellement remplacé le FID (First Input Delay) pour mesurer la réactivité des pages. Le HTTPS, lui, est devenu la norme attendue pour tout site professionnel.