Référenceur 🇧🇪

Ch. du Ris de Loneux, 5
4970 Francorchamps
Belgique

+32 498 70 98 60

Référenceur 🇱🇺

Op der Haart, 28
9999 Wemperhardt
Luxembourg

Écrivez-nous en ligne

Étude : Google est-il en train de devenir un moteur de réponse?

Image par défaut
Date 28.06.2019
Temps de lecture 5 min
Catégories
Partager

Google veut de plus en plus répondre lui-même aux questions des internautes, et cette ambition grignote les clics vers les résultats naturels. Voyons ce que révèle une étude récente et comment ajuster votre stratégie de référencement naturel en conséquence.

Google qui se transforme peu à peu en moteur de réponse

Combien de recherches mènent réellement à un clic?

Les données de Jumpshot, analysées par SparkToro, portent sur 100 recherches effectuées dans Google, sur ordinateur comme sur appareil mobile. Résultat : 49 d’entre elles ne débouchent sur aucun clic, 3,5 aboutissent à une annonce payante et 6 mènent vers une propriété d’Alphabet, la société mère de Google (YouTube, par exemple). Il ne reste donc qu’un peu plus de 41 % des recherches qui se terminent par un clic sur un résultat naturel.

Ces chiffres méritent un bémol : l’étude met toutes les requêtes dans le même panier, alors que certaines, par nature, envoient beaucoup moins de visiteurs vers les sites que d’autres.

Tout dépend du type de requête

Prenons un cas simple. Si vous tapez « météo Québec » dans Google, la prévision s’affiche en haut de la page : inutile de cliquer où que ce soit. La requête est très populaire, mais elle n’a aucune valeur pour une entreprise qui veut gagner en visibilité dans Google.

À l’opposé, une recherche comme « entreposage libre-service Laval » est beaucoup moins fréquente. Pourtant, la personne qui la lance doit encore visiter le site d’un ou de plusieurs fournisseurs pour connaître les tarifs, la taille des unités ou les disponibilités. C’est là que se trouve la valeur commerciale.

Une requête plus générale, comme « entreposage », se situe entre les deux. Elle peut amener des demandes de soumission, mais elle attire aussi des gens qui veulent simplement une définition. Pour eux, Google pourrait un jour afficher une réponse toute faite dans un encadré, ce qui réduirait encore les clics vers les sites.

Comme les recherches informatives (la météo, une définition, un résultat sportif) sont bien plus nombreuses que les recherches commerciales précises (un traiteur à Sherbrooke, par exemple), il n’est pas étonnant que l’étude compte davantage de recherches sans clic que de recherches avec clic.

Pourquoi une recherche sur deux reste sans clic

Répartition des clics après une recherche Google selon Jumpshot, premier trimestre de 2019

Au premier trimestre de 2019, d’après Jumpshot, près de la moitié des recherches se terminaient sans clic. Deux raisons l’expliquent : soit les résultats ne conviennent pas et l’internaute reformule sa requête, soit la réponse s’affiche directement dans la page de résultats (la SERP). On parle alors de « position zéro » : un encadré placé au-dessus du premier résultat naturel, qui répond à la question sans qu’il soit nécessaire d’aller plus loin.

Toujours selon l’étude, la proportion de recherches sans clic a progressé de 12 % en trois ans. Google a multiplié les formats qui répondent directement à l’utilisateur, et la recherche vocale et mobile a pris de l’ampleur : un assistant vocal lit généralement une seule réponse, tandis que l’écran d’un téléphone intelligent laisse une place de choix aux encadrés de Google.

De moteur de recherche à moteur de réponse

Ces données confirment la direction prise par Google : il se comporte de plus en plus comme un média et veut fournir lui-même la réponse plutôt que de renvoyer l’internaute ailleurs. Pour y arriver, il a mis au point plusieurs formats qui occupent la position zéro :

  • le Knowledge Graph, un encadré d’information de type encyclopédique
  • le Knowledge Panel, une fiche consacrée à une personne, à une organisation ou à un lieu
  • la OneBox et les réponses directes (Direct Answers)
  • l’extrait optimisé (Featured Snippet), qui reprend un passage d’une page Web accompagné de son adresse
  • les carrousels de résultats
  • et d’autres encore.

Tous ces formats répondent, en tout ou en partie, à la question posée. Ils captent donc une portion du trafic qui, autrement, aurait profité aux sites.

Le SEO a-t-il encore un avenir?

Oui, et l’étude elle-même le montre : les résultats naturels reçoivent plus de 11 fois plus de clics que les publicités et 4 fois plus que les sites d’Alphabet. De plus, le volume global de recherches continue d’augmenter, sur ordinateur comme dans les applications mobiles.

La position zéro peut aussi devenir une occasion à saisir. Elle ne génère pas toujours de clic ni de conversion, mais elle place votre marque sous les yeux de l’internaute et influence sa décision. D’où l’intérêt d’optimiser votre site pour qu’il devienne la meilleure réponse que Google puisse proposer. Le référencement naturel a encore de beaux jours devant lui.

Où en est-on en 2026?

Jumpshot a cessé ses activités au début de 2020. SparkToro a refait l’exercice en 2024 avec d’autres données : près de 60 % des recherches Google aux États-Unis se terminaient alors sans clic vers un site externe. La même année, Google a lancé ses aperçus générés par l’IA (AI Overviews), ce qui a accentué la tendance et donné naissance à l’optimisation pour les moteurs génératifs.

Référenceur est une agence de marketing numérique francophone de Belgique et du Luxembourg qui accompagne à distance des entreprises québécoises. Vous voulez savoir si votre site peut encore gagner des clics dans Google? Obtenez un diagnostic gratuit.

Appeler